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Archive pour janvier 2010

Embarquement

Samedi 30 janvier 2010

Bonjour les amis et la famille,

Voila un moment que je n ai plus ecris ni publie de photos sur le blog. Mon ordi fait des siennes… Et il faut dire qu en ce moment j ai peu d inspiration pour ecrire…

Le temps file a toute vitesse, il me reste aujourd hui 2 mois de voyage avant mon retour en Suisse.

Apres avoir ete scotchee a Pourri en Orissa pendant trois semaines, me voila de retour a Calcutta depuis une semaine.

Aujourd hui, c est le grand jour, j embarque sur le bateau : direction les iles paradisiaques… On est deja une petite equipe sympa a faire le voyage. Ce matin tout le monde s est reveille tout exite a l idee de quitter Calcutta en bateau et de vivre cette aventure fabuleuse qui nous attend…

En route vers de nouvelles aventures !

Je vous embrasse tous

 

 

CAP SUD !

Dimanche 10 janvier 2010

Ce premier jour de 2010, j’ai repris la route du voyage, direction l’Orissa. Une nuit de train en compagnie de mes amis italiens Frederico et Simone, Shay une australienne, deux israeliens et un américain. Nous voilà à Pourri. 

La suite au prochain épisode

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LES FETES DE FIN D ANNEE A CALCUTTA

Dimanche 10 janvier 2010

Sealdah, Sealdah ! On est arrivé à Calcutta à la gare de Sealdah. C’est là que se trouve le dispensaire ou j’ai travaillé il y a un an. Rien n’a pas changé. Il y a toujours la foule de taxi jaunes, ces vieilles ambassadors des années 60, d’ailleurs je me demande comment elles roulent encore, mais qu’est-ce qu’elles ajoutent du charme au décor ! L’Inde sans ses ambassadors ne serait plus l’Inde. Elles disparaissent mais on en trouve toujours dans certaines villes. Calcutta, ses vieux bus tout pourris, ses vieilles maisons coloniales british toutes délabrées, ses rues bien crades, la vie qui partout défilent. Partout des gens cuisinent, se lavent, jouent, commercent et font toutes les activités de la vie quotidienne là sur le trottoir. C’est à Calcutta que je ressens le plus cette vie de rue. D’ailleurs à Sudder Streat, le quartier des touristes, ils ont bien compris que le touriste aime être dans la rue. Les restaurants sont donc installés sur le trottoir avec un menu international en anglais et japonais… 

Les tireurs de pousse pousse sont toujours là. Il n’y a pas un autre pays au monde où on voit des hommes chevaux. Ils sont des musées vivants. Il en reste peu… 

Je retrouve les gens que j’ai connus. Cela fait 4 fois durant ce voyage de plus d’un an maintenant que je débarque à Calcutta. C’est sympa, j’ai l’impression de rentrer chez moi, je retrouve des coins que j’ai aimés et des gens que j’ai croisés. Quand on passe du temps à Calcutta, c’est comme un village et une grande famille. Calcutta a un cœur, c’est pour cela qu’on l’aime tant. Et en plus elle a le pouvoir de fabriquer des saints anonymes, il y a mère Teresa bien sûr mais il y en a beaucoup d’autres qui ont tout quitté pour se donner ici et semer l’espoir et l’amour. 

Calcutta, la ville de la misère pour ceux qui ont lu la cité de la joie. Est-ce parce qu’ici la misère est accessible pour le touriste ? Parce qu’elle est moins cachée qu’ailleurs où les bidonvilles ont été regroupé dans des ghettos à l’extérieur du centre ou le long des rails de chemins de fer. 

Calcutta, c’est aussi la ville de la culture, de l’art et de la musique. Les bengalis sont fier de leur Calcutta culturelle où l’on peut assister à de nombreuses pièces de théatres, concerts de musique classique indienne, expositions d’art, musées… 

Il y a de quoi faire à Calcutta, mais ce que je préfère, c’est flâner dans les rues, admirer les vestiges de l’époque britanique, rencontrer les gens, chercher à comprendre ce qui m’entoure, admirer toute cette vie qui passe et me laisser imprégner… 

 

NOEL A CALCUTTA 

La planète autour d’une table 

Comme un cercle d’amis qui depuis toujours se connaît, nous sommes sur la terrasse de l’hotel. Ensemble, on échange des mots, des idées, des rires, des chants, quelques biscuits et boissons. Il règne une atmosphère de chaleur humaine et de tolérance. Est-ce la magie du lieu et de Noël ? C’est merveilleux d’être entouré de toute cette différence et de partager ces moments avec le monde entier réunis ici à Calcutta. 

Je revois ces mêmes moments que j’ai vécu il y a déjà un an ici à Noël à Calcutta. Non il n’y a pas deux endroits identiques ni deux moments identiques. Cette terrasse a le pouvoir de réunir les gens et de faciliter les rencontres. 

C’est Noël ! Tout le monde est joyeux et la fête c’est aussi dans les rues. Les indiens se pressent pour acheter les calcutta cake encore tout chaud, mmm ouais c’est vraiment trop bon ! Il y a aussi les sapins et les guirlandes, la musique de noël qui retentit dans les shop à CD. Les marchants de fleurs qui font de superbes arrangements… Oui c’est Noël ! Il manque la neige… 

Ce soir du 25 décembre, je me sentais un peu seule. En sortant dans la rue je tombe sur le groupe avec qui j’étais hier soir. On s’en va tous à Park Streat, les champs élizées de Calcutta, faire un tour et chercher un restaurant, mais les familles indiennes font la queue et le soir de Noël mieux vaut ne pas sortir dans un restaurant branché de Parc Streat. C’est la foule dans la rue et tout le monde semble vraiment content. Sauf peut-être les trois mecs qui se piquent avec des seringues toutes crades sur le trottoir, là devant ma fenêtre. Ils font les poubelles, je sais à chaque fois où passent mes ordures : dans leurs mains, elles seront fouillées et triées en espérant y trouver quelque chose à revendre ou des restes de nourriture. J’aimerais leur faire cadeau d’une seringue neuve et propre, mais je me dis que le sida c’est sûr ils l’ont déjà alors pour eux que la seringue sorte d’une poubelle ou soit neuve ca ne changera rien. C’est le 25 décembre et je regarde ces trois miséreux juste devant ma fenêtre et qu’est-ce que je peux faire : rien d’autre que de ne pas les ignorer, leur dire simplement bonjour, peut-être leur offrir un gâteau et un tchai mais rien de plus. En ce jour de Noël, cela me casse un peu le moral… 

Les mendiants de Sudder Streat ont bien compris que c’est Noël et que tout d’un coup tout le monde est généreux. Alors les jours avant Noël ils sont extrêmement touchants et gentils, ils vous racontent leur triste histoire de vie… et puis à Noël ils arrivent avec leurs yeux suppliants. Ils vous rappellent sans cesse que c’est Noël, alors vous vous sentez presque obligé de leur offrir le ptit dej ou une couverture si vous êtes un brin généreux. 

 

NOUVEL AN 

Pour ce deuxième nouvel an à Calcutta j’espérais faire un peu mieux que l’année passée où j’ai été au dodo à minuit et demi après avoir un peu abusé sur la bouteille de rouge. Cette fois-ci, je me suis aussi offert la bouteille de vin rouge, mais j’ai décidé de la boire lentement :0). Cette journée du 31, je n’avais pas vraiment la pêche et la motivation pour quoi que ce soit. Ma journée débutant à 8h pour aller envoyer un paquet à la poste. Le ptit monsieur de la poste est vraiment adorable, accueillant et souriant pour autant qu’on ne lui pose pas trop de questions et qu’on le laisse faire son travail duquel il est très fier d’ailleurs. La poste de Sudder Streat c’est vraiment la meilleure (avec celle de Pushkar ou il peut arriver qu’on se prenne une cuite avec le post manager). A Calcutta c’est facile, efficace et rapide. Le ptit monsieur pèse le paquet qu’il emballe ensuite dans du tissu qu’il cout puis scelle avec de la cire et puis il colle différentes étiquettes sur le beau paquet en tissu. C’est cool les anciennes méthodes, ca doit faire bizarre de recevoir un paquet comme ca à la maison non ? Je m’en enverrai avant de rentrer… 

Cette dernière journée de l’an 2009, je l’ai passé à flâner dans les rues, boire des tchai, rencontrer des gens… Elles passent vite les journées ici. J’ai l’impression de ne rien faire et pourtant je fais tant de choses ! Etrange… 

J’ai soupé avec une équipe de voyageurs dans le ptit restau habituel bon marché mais excellent, une valeur sûre. Beaucoup de restaurants de Parc Streat, seront blindés de familles indiennes ce soir, les rues bondées de mecs bourrés qui font le concours de celui qui plote le plus d’occidentales… Un Italien, un irlandais, un anglais, une australienne et la suisse avons mangés pour même pas deux euros par personne un repas délicieux dans un endroit charmant si l’on fait abstraction de l’hygiène. 

Sur le toit du Paragon hotel, l’ambiance est propice aux rencontres, discussions et chansons. Tous en cercle, nous avons chanté les hymnes de nos pays, la palme remportée par le Japon et l’Australie ! C’était un beau nouvel an ! Welcome in 2010 ! (mais pour le prochain voyage il faut absolument que j’apprenne quelques chants patriotiques). 

 

RETOUR EN INDE

Dimanche 10 janvier 2010

Au Népal, tant que l’on reste sur le circuit touristique, les trajets sont des plus agréables : les bus sont presque tout neuf et garantissent un confort maximum. Il y a même les croissants, petits pains au chocolat et apple strudel encore tout chaud qui vous attendent à l arrêt du bus ! 

Par contre, dès que l’on quitte le trajet Katmandou-Pokara, on voyage alors à la « mode locale ». Le trajet Katmandou-Kakarvita (situé à la frontière indienne) est un tout autre poème (terme emprunté à un voyageur à qui je fais un ptit clin d’œil). Au bus stand, où des centaines de bus sont parqués, tout est écrit en népalais mais il y a toujours quelqu’un prêt à se plier en quatre pour aider une occidentale qui voyage seule. Le bus n’a rien à voir avec le bus super deluxe dans lequel j’ai voyagé jusqu’à Pokhara, non il ressemble davantage à un bus local. Eh mince alors, je me suis fait avoir là où j’ai acheté mon billet, ils ont pris une énorme commission et m’ont assuré un super bus deluxe et une place à l’avant près de la fenêtre comme ce que j’avais demandé. Oui je suis à l’avant, je suis placée juste derrière le chauffeur, mieux vaut fermer les yeux et ne pas regarder la route car la mort nous guette à chaque tournant… Une fille arrive et me dit qu’elle aussi a réservé la place à côté de la fenêtre. Le siège coté couloir ne s’incline pas tandis que celui côté fenêtre est en position semi couchée. Tant pis, on se sacrifiera toute les deux et on échangera de temps en temps de place. Finalement après quelques heures de bus, je regrette d’avoir insisté pour la place côté fenêtre, la fenêtre ne ferme pas entièrement et les courants froids sont terribles. Il fait très froid. J’imaginais qu’en quittant Katmandou direction le Terai il ferait plus chaud, mais non la nuit est vraiment glaciale.    

Assise sur le siège côté couloir, j’ai une couverture humaine sur les jambes. Deux mecs sont assis sur une banquette et n’ont pas la chance d’avoir un dossier, ils se penchent donc en avant et finissent pas s’appuyer un sur mes genoux et l’autre sur mes épaules (désolé la description est mauvaise, il faudrait que je vous en fasse un dessin, c’était plutôt comique comme situation). Au réveil, ils se confondent en milles excuses et sont tout mal à l’aise, je ne dis rien, je suis si contente car ils me servent de couverture (oh et puis les népalais sont si beaux et charmants, ca ne me dérange pas ;-). J’ai un peu pitié de les voir ne pas savoir comment s’asseoir pendant ce long trajet. Moi qui me plaignais de ne pas avoir la fenêtre, puis d’avoir un siège qui ne s’incline pas, je suis maintenant contente d’avoir un siège ! En voyageant, on apprend vraiment à se contenter de peu, à relativiser et à vivre simplement. 

Les heures sont longues, je n’ai presque pas fermé l’œil de la nuit, il fait trop froid. Après 17 heures de bus, j’arrive enfin à la frontière indienne. Ouf ! Ouf ! Ouf ! Enfin ! Oh que c’était long ! J’ai battu le record de la plus pénible distance franchise en bus ! 

Avec Lalita ma camarade de voyage, on négocie un taxi collectif jusqu’à la ville d’où on pourra prendre un train. On a choisi l’option taxi, le bus c’est assez pour aujourd’hui ! Encore quelques deux heures de taxi environ jusqu’à NJP la gare d’où part mon train en direction de Calcutta. Je m’en souviens bien de cette gare, j’y avais passé 6 heures en revenant du Sikkim, juste avant mon bref retour en Suisse. Des souvenirs ressurgissent… A la gare, une bande de mendiants m’harcèlent, ils ne me lâchent pas… Des mamans avec des tout petits bébés dans les bras et toute une tribu de gamins. C’est bien le pire harcèlement que j’ai vécu jusqu’à présent et je ne me sens pas armée de patience et de sang froid pour affronter tout ca après cette nuit pénible en bus…   

Il m’aura fallu attendre des heures dans la file d’attente pour avoir mon billet de train pour Calcutta. J’ai une journée d’attente à la gare de NJP devant moi. Daniel, un allemand, prend le même train que moi, on a passé la journée à attendre ensemble, buvant un peu trop de tchai et regardant la télé de la rue. En faisant abstraction de la foule de mendiants trop harcelant, je l’aime bien cette gare de NJP. Le soir il y a tout un marché aux légumes devant la gare… et puis il y a la vie qui passe, les tchai qui font passer mieux le temps… Un thé, c’est se poser, c’est un moment de rencontre, de partage, d’échange, s’est regarder la vie qui passe. La foule ressemble à une véritable fourmilière colorée, les vendeurs de légumes, de fruits et d’épices installent leurs stands par terre… 

La nuit de train fut bien plus reposante et confortable que la nuit de bus précédente au Népal. Ahhh le train indien… tout un poème… Je pourrais passer des heures à vous décrire ce que peut être un voyage en train en Inde. J’en ai passé des heures dans les trains… rencontré des familles indiennes ou des voyageurs, parfois dansé et chanté, passé des heures à regarder les paysages qui défilent ou la vie dans le train, réveillée à 5h du matin par les vendeurs de tchai qui crient tchai garam tchai garam tchai coffee coffee… Ces mots qui énervent parfois mais finalement qu’est-ce que je l’aime le tchai chaud au réveil ! 

Ma couchette est bien trop petite, j’ai la Upper Side couchette (en haut sur le côté), elles sont plus étroites et plus courtes (Y en a qui savent de quoi je parle ;- ). J’ai du me tortiller pour trouver la position dans laquelle je ne me casse pas la gueule et pour que je puisse me coucher parce que j’ai déjà passé une nuit assise dans un bus et je rêve de m’étendre, c’est bon je ne fais pas vipassana, j’ai envie d’étendre les jambes !